De nombreuses entreprises vendent et exportent leurs produits et statistiquement nombre d’entre elles perdent des sommes d’argent très conséquentes chaque année en raison d’une défaillance dans la protection de savoir faire ou en étant victimes d’espionnage industriel. Voici un article (en anglais) du magazine Entrepreneur qui présente 5 façons de s’assurer d’être bien protéger :
Exporter c’est bien. Exporter en étant protégé, c’est mieux. Dans un monde économique où la concurrence fait rage, la prudence est de rigueur, surtout pour les PME moins rompues aux pratiques d’affaires internationales que les grands groupes ou conglomérats industriels. N’hésitez donc pas à faire un rapide check-up pour vous rassurer sur votre niveau réel de protection. Et si vous réalisez que vous êtes insuffisament protégés et que vous pensez ne pas être armé pour vous améliorer par votre seule compétence, entourez-vous de spécialistes.
Et si finalement je ne vous ai pas convaincu, contactez-moi pour que je vous relate quelques histoires d’horreur, basées sur du vécu de terrain, qui vous feront définitivement réfléchir !
C’est en grand nombre que les représentants du secteur des TI s’étaient donnés rendez-vous le 28 avril à l’Auberge St-Antoine de Québec dans le cadre des conférences de la série ”5 à 7 Développement des Affaires” organisées par la VETIQ (Voix des Entrepreneurs en TI de Québec) pour assister à la présentation du “retour d’expérience” sur une démarche de veille engagée par la société CTRL. La présentation intitulée “Renforcer sa stratégie commerciale par une démarche de veille marketing et concurrentielle” a suscité de questions et débat et mis en évidence la necessité de faire une démarche de veille pour situer l’entreprise dans son environnement et surtout obtenir l’information stratégique fondamentale avant le lancement d’un nouveau produit. Enfin, si elle peut être simple à mettre en oeuvre et peu coûteuse à l’ère du web2.0, elle doit avant tout être bien définie et structurée selon des objectifs précis pour donner des résultats concrets.
Le président de CTRL, Daniel Girard, un convaincu de la veille de la première heure, a donné le “mot de la fin” et accepté de diffuser le diaporama pour faire partager l’expérience vécue au sein de son entreprise :
Selon le blog français IElovePME, spécialisé dans l’information stratégique aux PME, le Service de Coordination à l’Intelligence Economique (SCIE), rattaché aux ministères de l’Economie et du Budget du Gouvernement français, vient de sortir un guide concret sur les bonnes pratiques en matière d’intelligence économique. Ce guide est organisé en fiches et ainsi facile à parcourir et il est également très concret en s’appuyant sur des exemples d’entreprises et des mises en situation, qui permettent aux utilisateurs de mieux intégrer les concepts présentés. Les principales rubriques du guide sont :
- Intégrer une démarche d’intelligence économique dans la politique de l’entreprise
- Intelligence économique et enjeux stratégiques
- Maîtrise de l’information
- Valorisation de l’information : au sein et à l’extérieur de l’entreprise
- Protection de l’entreprise : sensibiliser le personnel, formaliser des règles, mettre en place la sécurité des systèmes d’information,…
- Cadre juridique de l’intelligence économique : de la collecte et de la diffusion de l’info rmation
- Les structures d’appui des entreprises dans leur démarche d’IE
Note personnelle : L’intelligence économique reste encore, dans l’esprit des gens, une affaire d’état plus que d’entreprise et celles-ci se sentent donc souvent peu concernées. La lecture du guide permet de mieux percevoir comment une approche d’intelligence économique mais aussi de veille stratégique doit devenir un des outils support à la stratégie d’entreprise et ceci d’autant plus qu’elle oeuvre sur les marchés internationaux ou dans un environnement instable ou contraint.
Comprendre la valeur de l’information stratégique :
Célèbre auprès de tous les experts en stratégie d’entreprise, Sun Tzu, général chinois, a écrit le premier traité de stratégie militaire au monde “L’Art de la guerre” , au 5ième siècle avant Jésus-Christ, qui s’inspire largement de la philosophie chinoise ancienne. Cet ouvrage est fondé sur le principe que “gagner ou perdre une guerre ne se fait pas par hasard, ni par l’intervention des dieux ou des esprits. C’est une question de méthode et de stratégie” . Il nous livre donc page après page des affirmations qui paraissent simples à première vue mais qui après analyse recèle des trésors. J’ai particulièrement retenu celle-ci qui est, dans le contexte de la mondialisation, de plus en plus d’actualité :
“La règle, c’est que le Général qui triomphe est celui qui est le mieux informé “.
On peut voir, dans cette affirmation, les premices de la guerre psychologique. Celle qui a fait rage dans certains conflits bien connus comme la guerre du Vietnam par exemple et que l’on peut facilement extrapoler au contexte de guerre économique que se livrent depuis quelques années les grandes entreprises et même les nations pour faire face au changement radical des règles de base de la concurrence dans une économie mondialisée.
L’information est donc devenue précieuse mais elle est aussi abondante et parfois déformée. Les entreprises gagnantes seront celles qui ont feront la meilleure analyse et le meilleur usage de l’information stratégique dont elles disposent.