Les cycles de vie des nouvelles technologies sont devenus aujourd’hui tellement rapides que dès que le taux d’adoption d’une nouvelle technologie amorce sa courbe de croissance vers la phase de maturité, on se met déjà à évoquer les futures évolutions de cette technologie.
Et les réseaux sociaux n’échappent pas à la règle. Vous venez tout juste de comprendre l’intérêt d’avoir un profil sur Linkedin ou Viadeo (pour ne parler que des réseaux sociaux professionnels) et vous commencez à être fier de votre centaine de contacts directs, vous y consacrez déjà pas mal de temps pour en tirer profit et voilà que l’on vous incite déjà à découvrir les nouvelles tendances des réseaux sociaux que ce soit le micro-blogging type Twitter et d’autres.
Alors trop vite ? trop compliqué ? Trop consommateur de temps ?
Mon sentiment personnel est qu’il faut, à l’instar de toute bonne stratégie, savoir faire des choix éclairés et à partir d’objectifs bien définis, choisir et développer ses propres réseaux en fonction du résultat désiré et d’une bonne adéquation avec ses besoins. En effet, on dit souvent que “qui trop embrasse mal étreint” et le fait de vouloir être partout à la fois risque parfois de vous conduire à être nul part ! C’est aussi le danger encouru avec la multiplication des réseaux sociaux.
En attendant, il reste utile de bien suivre les tendances (sans forcément y adhérer systématiquement) car tous ces outils se complètent généralement fort bien et un usage réfléchi donne rapidement de très bons résultats. Pour en savoir plus et bien comprendre les réseaux sociaux et leurs enjeux, je vous convie à prendre connaissance d’un billet instructif de Charlene Li. Suivre son cheminement et découvrir sa présentation sur le thème “Le futur des réseaux sociaux” est un bon parcourts initiatique.
L’innovation technologique, marque des entreprises dites innovatrices, est un processus complexe qui requiert une volonté affirmée et la mise en place d’une réelle stratégie pour maintenir la différenciation d’une entreprise par rapport à la concurrence.
L’entreprise innovatrice se situe généralement au coeur d’un environnement global où l’on retrouve tous les acteurs qui contribuent au développement et à la croissance des entreprises. J’aime beaucoup ce schéma représentant cet environnement sous forme d’une structure atomique car il permet de visualiser la force de l’équilibre que l’entreprise innovatrice doit savoir créer autour d’elle.
Cet équilibre est plus subtil qu’il n’y parait et la belle harmonie peut parfois être bousculée lorsqu’un des piliers de l’ensemble se met à faiblir :
– Peut-on innover lorsque le financement vient à manquer ?
– Les ressources humaines de l’entreprise répondent-elles aux nouveaux savoir faire à développer ?
– A t-on bien surveillé les évolutions des règlements qui peuvent affecter notre marché ?
– …
Le succès d’une entreprise innovatrice tient généralement dans sa capacité à trouver et à contrôler en permanence le juste équilibre entre tous ces piliers. C’est un processus continu qui requiert une évaluation permanente et une flexibilité suffisante pour prendre les bons virages au bon moment !
D’après les Echos, journal économique français, le nouveau défi que constitue pour les entreprises des pays développés, la crise économique, amène à se questionner sur la stratégie d’innovation mise en oeuvre dans ces entreprises pour l’année 2009.
Vont-elles conduire sacrifier leurs budgets consacrés à la R&D et à l’innovation ? Ce n’est pas, semble-t-il, la tendance générale, selon une enquête publiée par le Boston Consulting Group. Ce document montre que si 14 % des dirigeants d’entreprises interrogés ont effectivement prévu de réduire leurs budgets de R&D-Innovation en 2009, ils sont encore 64 % à en faire une de leurs trois premières priorités (contre 72% en 2006 et 66% en 2007 et 2008). L’innovation reste également à leurs yeux un facteur de différenciation qui doit conduire à une augmentation de la satisfaction client et à une croissance des revenus.
Pour télécharger l’enquête “Innovation 2009 – Making hard decisions in the downturn” (disponible en anglais seulement) : Enquete BCG2009
L’intelligence collective n’est plus uniquement une démarche à la mode, elle devient une technique voire un mode de fonctionnement et de communication à part entière dans les entreprises. Voici une présentation à découvrir sur le thème de l’entreprise communicante proposée par le suédois Oscar Berg “Enterprise 2.0 – Efficient collaboration and knowledge exhange“. Elle est non seulement très bien montée mais surtout très convaincante (à présenter à tous ceux, conservateurs ou autres, qui pensent encore l’entreprise comme un espace traditionnel et composé d’une simple somme d’individus) :
Source de la présentation : Nicolas Gal (Blog ApprentissageNTIC)
Je vous avais annoncé la récente conférence de Patrick Pichette, québécois et CFO de Google, à Montréal. Voici une video d’un interview réalisée juste à la sortie de l’évènement :
Et comme il était annoncé comme un prêcheur de la “Google attitude”, la video vous en dira long sur sa perception de cet univers si particulier et aussi sur ce qui fait l’admiration des uns mais aussi la peur des autres à propos de cette position de force qu’à pris Google en quelques années.
Une amie montréalaise, qui avait réussi à se faufiler au cocktail privé organisé juste avant la conférence et réservé à quelques privilégiés, m’a confié qu’elle avait pu parler avec lui pendant quelques minutes. Et devinez de quoi ils ont parlé ? de vélo, de course à pied et de Kilimandjaro. Comme quoi il faut savoir sortir un peu de temps en temps des sentiers battus…On peut gérer des milliards et garder la tête saine et les pieds sur terre !
Un vieux dicton nous rappelle que ”L’histoire ne retient que les vainqueurs” et celui-ci s’applique parfaitement bien aux développement de nouveaux produits. Quel est le nombre d’échecs dans le lancement de nouveaux produits pour un vrai succès commercial ? Nul ne le sait et la statistique serait bien difficile à établir : quelle entreprise avoue avoir essuyé un échec en lançant un produit qu’elle pensait révolutionnaire ? Soyons honnête, nous avons pourtant tous vécu la mésaventure au moins une fois !
Ce qui est important n’est pas l’échec en soi (un grand succès est toujours la résultante d’une série d’échecs) mais d’en connaitre la ou les causes pour éviter de les reproduire. Voici une liste des principales causes d’échecs dans la création de nouveaux produits selon Robert Cooper du Produit Developement Institute (Données 2001) :
étude de marché inadéquate : 48 %
défaillance du produit : 32 %
efforts de marketing insuffisants : 27 %
coûts de production trop élevés : 21 %
Comportement des concurrents : 17 % (ndlr : eh oui, parfois ils réagissent)
problèmes de production : 13%
mauvaise planification du lancement : 7 %
Une liste à regarder de près car beaucoup d’entreprises cumulent dans leur stratégie Produit plusieurs de ces lacunes. Autant dire que c’est alors rédhibitoire si l’on aspire à développer la Lexus de demain ou tout simplement le logiciel qui connaitra un succès planétaire. Et pour s’informer plus en détails, je recommande la lecture d’une série d’ articles téléchargeables sur le site de Robert Cooper.
La démarche d’innovation n’est pas forcément naturelle dans les PME. Pourtant, la plupart d’entre elles ont axé leur démarrage sur un produit ou un service innovant, fruit d’une démarche inconsciente et non structurée d’innovation. Cependant, comme ce premier produit, qui leur a permis de trouver leur place sur le marché, s’avère souvent insiffisant pour assurer une croissance durable, celles-ci se doivent alors de continuer à innover pour conserver ses avantages concurrentiels et gagner de nouvelles parts de marché.
C’est là que la mise en eouvre d’une démarche structurée d’innovation devient nécessaire puis payante lorsqu’elle est bien encadrée. Pour mieux se préparer face à l’innovation et connaitre les bonnes pratiques en la matière, ”Sur la voie rapide“, est un guide de l’innovation à l’intention des petites et moyennes entreprise réalisé par Agence de promotion économique du Canada atlantique que j’ai beaucoup apprécié pour sa clarté et sa simplicité d’utilisation. Il est gratuit et téléchargeable : cliquez-ici.
Plusieurs études confirment que l’innovation de produits est le premier levier pour assurer la croissance et la prospérité des entreprises. Et en période de crise, l’innovation devient une nécessité à laquelle toute entreprise doit être capable de s’atteler. Robert Cooper, chercheur canadien et sommité mondiale en gestion de l’innovation et père du processus Stage Gate, propose dans son livre “Winning at New Products“, 10 types d’ interventions qui peuvent susciter des idées de nouveaux produits :
1. Établissez un point d’ancrage – un individu qui attisera de nouvelles idées et s’en occupera
2. Interrogez vos clients
3. Observez vos clients utiliser (ou mal utiliser) votre produit
4. Étudiez les dossiers de brevet et le journal officiel de manière régulière
5. Rendez visite à des chercheurs et à des universités clés. Songez à réserver à l’avance les services de plusieurs chercheurs universitaires
6. Instaurez un mécanisme de suggestion de nouveaux produits au sein de votre entreprise
7. Organisez des séances de créativité qui regroupent des membres de l’équipe de ventes et du secteur technique
8. Invitez vos principaux utilisateurs ou ceux qui font preuve de créativité à un remue-méninges ou à une séance de créativité
9. Laissez à vos employés du temps libre ou du temps de prospection pour s’occuper de projets passe-temps. Établissez un fonds de démarrage pour soutenir des projets créatifs
10. Passez à l’action avec ces idées – ne les laissez pas dormir dans un coin
Au delà de la lecture conseillée de cet excellent livre de Robert G. Cooper, ce billet a pour but de démontrer que l’innovation peut être la résultante de pratiques simples, pour autant que l’on prenne la peine de emner une première réflexion et de prendre la décision de mettre des moyens en oeuvre. Il n’est jamais trop tard pour en essayer quelques unes…
L’innovation est le moteur d’une société et contribue fortement à sa dynamique économique et aux profonds changements qui s’y opèrent. C’est la raison pour laquelle l’insitut de sondage IPSOS a voulu savoir ce qui avait changé la vie des Français et quelles grandes innovations ont marqué la vie des consommateurs français durant les 50 dernières années ?
Ipsos Marketing a mené son enquête auprès d’un millier d’entre eux, en partenariat avec le magazine LSA, et les grands vainqueurs sont incontestablement des innovations à caractère technologique avec un tiercé de tête dans lequel figurent dans l’ordre : le micro-ordinateur, l’appareil photo numérique et la carte mémoire. Cette étude consacre donc le triomphe des produits techniques ou technologiques dont le micro-ordinateur (arrivé premier avec une note de 8,7/10) qui a considérablement accru les possibilités de traitement et de stockage d’informations personnelles qui devance l’appareil photo numérique (8,5/10) qui a banalisé la pratique photographique et fait de la photo un objet de communication à montrer, partager ou échanger auprès des ses relations. Si la carte mémoire se classe troisième, c’est certainement parce qu’elle qui a permis de faciliter le stockage de données personnelles, de les rendre plus mobiles et aussi de favoriser le développement des 2 précédents.
Il est surprenant de voir que le téléphone portable ne se positionne qu’au 6ème rang mais force est de constater que les innovations jugées majeures par les consommateurs sont celles qui fonctionnent comme des extensions individuelles et possèdent une forte dimension identitaire. Elles sont la traduction de la révolution de la technologie « personnelle » qui contribue de nos jours à ouvrir de nouveaux champs de communication aux individus tout en leur garantissant de plus en plus d’autonomie.
Chercher de l’information sur un thème d’intérêt ou prendre le temps de divaguer dans la bloggosphère permet de faire des découvertes surprenantes, de tomber sur des blogs passionnants et sans aucun doute, d’élargir ses sources d’inspiration.
“Conquérir le monde“ est mon “Blog coup de coeur” de la semaine et c’est d’abord par son nom que je l’ai remarqué. Un peu d’ambition ne nuit jamais et le marketing de son propre blog fait partie du jeu. Créé par un entrepreneur en jeux videos, le blog traite de sujets variés lié à la création d’entreprise, au marketing ou plus généralement au monde des affaires avec une forte orientation vers les jeux videos (mais n’est-ce pas devenu un marché majeur de l’industrie mondiale du logiciel).
Consultez par exemple l’article sur la stratégie Océan bleu illustrée par la guerre que se sont livrés les fabricants de console de jeux vidéos (Nitendo, Sony et Microsoft) ces dernières années.
Conquérir le monde est une invitation à ouvrir de nouveaux horizons…tout en dégustant un bon café !