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Soirée “Un monde à faire” : Entrepreneurship et immigration au Québec

Posté par Francis Bélime le novembre 9, 2009

C’est jeudi 4 novembre que s’est déroulée la 9ième soirée annuelle ”Un monde à faire” organisée par la Chambre de Commerce de Québec. Cet évènement annuel a pour objectif de

Soirée_CCQ_Immigration

Soirée "Un monde à faire" avec la Ministre Yolande James

récompenser des entreprises qui ont contribué à l’effort d’intégration de personnels immigrants, des entreprises qui ont été créées par des immigrants ou des personnalités immigrantes qui sont reconnues pour leur implication de longue date dans le monde des affaires de la grande région de Québec.

Relater l’évènement me donne l’occasion d’exprimer un point de vue sur le volet “Entrepreneurship immigrant” qui me tient personnellement à coeur tant il fait maintenant partie de mon propre cheminement personnel et professionnel.
Immigrer est déjà un engagement personnel et familial très fort, le faire dans une démarche de création d’entreprise devient un véritable défi. Beaucoup ont l’énergie et le courage de le relever mais l’expérience et de nombreuses rencontres enrichissantes au cours des ces 10 dernières années avec des entrepreneurs immigrants m’ont aussi appris que la réussite, quand elle est au rendez-vous, est le fruit d’un long parcours souvent vécu comme un véritable parcours du combattant.

Je pourrais en faire une analyse plus exhaustive mais je crois profondément que si des dispositifs existent au Québec pour soutenir l’entrepreneurship immigrant, ils sont encore loins de ce que l’on serait en droit d’espérer au regard de la politique volontariste et ambitieuse du Gouvernement en matière d’immigration. La Province de Québec fait face à un vieillissement inéluctable de sa population et le manque de main d’oeuvre qualifiée devient très critique. L’apport de sang neuf, par une immigration récente, est une chance car il représente, par la diversité de ces nouveaux arrivants, une vision multiculturelle et des énergies additionnelles pour faire face aux défis que rencontrent de plus en plus de pays industrialisés. Dans ce contexte, la création d’entreprises par des immigrants est une garantie de création de richesse économique et se traduit souvent par une valeur d’intégration exemplaire.

Lorsque j’ai déposé ma candidature au “Prix immigrant du Monde“, j’avais l’objectif (au delà du plaisir avoué que procure une telle reconnaissance lorsqu’on s’investit avec enthousiasme et engagement dans une cause) de profiter de la courte tribune qui est offerte au Lauréat pour passer quelques messages aux réprésentants du Gouvernement (le Premier Ministre Charest, la Ministre de l’immigration et des communautés culturelles Yolande James et Sam Hamad, Ministre de l’Emploi et la solidarité  ( (présences très appréciées de toute la communauté d’affaires immigrante).

Bien qu’ayant eu l’honneur et la fierté d’être retenu parmi les 3 finalistes, le Prix est revenu à madame Mercedes Marquez de Oliveira qui le méritait grandement pour son engagement de plus de 40 ans dans la communauté immigrante de la ville de Québec.
Alors à défaut d’avoir pu passer mon message et bien que j’ai pu m’entretenir rapidement grâce à cette nomination avec Yolande James (toujours très disponible), je me suis convaincu d’utiliser la formidable vitrine qu’offre le web pour partager et relayer ce que j’aurais aimé dire à cette occasion. J’avais choisi, dans un ensemble d’idées plus large, 3 propostions d’actions simples, concrètes et peu coûteuses pour supporter et dynamiser l’entrepreneurship chez les immigrants. En voici un extrait :

“…Entreprendre : voilà un mot que je conjugue chaque jour depuis mon arrivée ici en 2000 pour créer ma première entreprise. Cette expérience m’a fait mesurer à sa juste valeur, tous les efforts que doit déployer un entrepreneur immigrant, qui découvre un autre pays, une autre culture (pour certain une autre langue) et une nouvelle culture d’affaires :
De la passion, de l’abnégation et une volonté inébranlable de réussir.

J’ai découvert ici cette vocation entrepreneuriale qui m’a conduit à créer 2 compagnies et à accompagner, comme coach d’affaires, 10 entreprises en démarrage depuis mon arrivée en terre québécoise.
Comme j’ai très peu de temps, j’aimerais profiter de cette tribune pour soumettre 3 idées (parmi d’autres) pour inciter notre Gouvernement et le Maire de la ville à soutenir encore plus l’effort des entrepreneurs immigrants :

Pourquoi ne pas créer un Guichet Unique « Entrepreneurship immigrant » qui réunirait tous les intervenants dédiés comme le CLD ou Ressources Entreprises encore à mon sens trop dispersés ?
Pourquoi ne pas intégrer un Volet « Entrepreneurship immigrant » au site internet 1888mevoilà de la Ville fr Québec pour en faire clairement la promotion ?
Pourquoi ne pas instaurer une aide financière dédiée aux Immigrants Entrepreneurs sur le modèle du Programme PRIIME d’Emploi Québec (pour l’aide à l’intégration) ?
 
Le Québec de demain aura plus que jamais besoin de ses immigrants. Il aura besoin que ceux qui entreprennent, le fassent avec les meilleures chances de réussir car ils contribueront à créer de la richesse économique. Une stratégie et des actions simples et concrètes peuvent incarner un coup de pouce essentiel et devenir le catalyseur de leur réussite. Je veux croire que Québec renforcera encore les moyens indispensables pour atteindre les objectifs de son ambitieuse politique d’immigration ! …”

Pour plus d’information sur cette soirée dédiée aux immigrants en affaires, voir le site de la CCQ : “Un monde à faire

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Portrait des immigrants de la ville de Québec

Posté par Armelle Rossetti le octobre 27, 2009

Le monde est vertLe service de développement économique du Commissariat aux Relations Internationales de la ville de Québec vient de réaliser le portrait de la population immigrante  de la ville de Québec avec les résultats du recensement 2006 de Statistiques Canada. En comparaison avec les autres grandes villes, Québec accueille peu d’immigrants et n’est pas encore un grand pôle de destination de l’immigration. Mais les chiffres sont positifs et encourageants : en 5 ans, Québec est passé du 17eme au 12 rang des Régions métropolitaines dans l’accueil de l’immigration globale.

Voici les points essentiels à retenir :

La ville accueille de plus en plus d’immigrants : en 2006 cette population représentait 22 160 personnes (soit 4.5 % de la population totale) avec une augmentation de 30 %.  La grosse majorité de cette population a acquis la citoyenneté canadienne. Les arrondissements de Sainte Foy-Sillery, de la Cité et de  Limoilou regroupent plus de 60% des immigrants.

Le taux de rétention est de 85 %, supérieur à la moyenne canadienne. La majorité détient un diplôme post secondaire et est plus scolarisée que la moyenne de la population totale du Québec. La structure d’emploi des immigrants est très semblable à celle de la population en général.

Les immigrants proviennent en majorité d’Europe (43 %) et des Amériques (21%). Les immigrants francais sont surreprésentés car ils constituent 43 % des immigrants originaires d’Europe. Enfin 48 % sont des jeunes entre 25-44 ans. 

Par contre, il y a une face moins positive dans ce portrait. Les immigrants présentent un revenu médian inférieur de 22 % à celui de la population totale : le revenu moyen en 2006 se situait à 20 848$  alors que celui de l’ensemble de la population était de 26 178$. Le taux de chômage est supérieur à l’ensemble de la population. Il s’élevait autour de 10 % comparativement à 5 % pour l’ensemble de la ville bien que cet écart soit plus faible à Québec qu’à Montréal et Gatineau.

On retrouve dans le rapport le portrait détaillé des immigrants dans chaque arrondissement de Québec : le nombre, leurs revenus, leur origine et leur répartition dans les différents quartiers. La ville a par aileurs fait un gros effort pour faciliter l’arrivée des immigrants en lançant le portail www.1888mevoila qui recense des outils très utiles pour accpmpagner l’installation des nouveaux arrivants (ex : Guide pratique sur l’immigration à Québec ).

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Québec : les bras ouverts pour accueilllir des immigrants francais

Posté par Armelle Rossetti le septembre 25, 2009

drapeauFrance_QuebecMadame Yolande James, Ministre de l’immigration et des communautés culturelles du Québec, a présenté le “modèle d’immigration” québécois à Paris, lundi 14 septembre, lors d’un colloque organisé par son homologue français Eric Besson. La Belle province souhaite accueillir près de 50 000 immigrants au cours des deux prochaines années pour pallier au déficit croissant de main d’oeuvre dans la région. Elle a déclaré que “les Français bien scolarisés ou ayant un profil professionnel rencontrant nos besoins constituent un bassin de choix”.

Rappellons que l’immigration québecoise est une immigration choisie :  le ministère de l’immmigration a mis en place une grille de sélection serrée, où âge, profession, études, formation et connaissance du français sont pris en considération pour la sélection. Consulter et remplisser la grille  d’évaluation préliminaire d’immigration (EPI) pour évaluer vos chances d’être sélectionné par le Québec. Cet outil en ligne vous permet d’obtenir rapidement une réponse.

La création d’un groupe de travail franco-québécois sur les flux migratoires et l’intégration a été également annoncé. Ce groupe de travail sera chargé d’établir un mécanisme permanent de coordination des échanges; d’assurer le partage des pratiques exemplaires et le transfert d’expertise dans les domaines des flux migratoires, de l’accueil des migrants et de leur intégration; de faciliter l’échange d’informations dans les domaines des flux migratoires et de l’intégration; de mettre en œuvre des actions concrètes de coopération dans les domaines de l’accueil et du parcours d’intégration des nouveaux arrivants.

Il y aura également bientôt des offres d’emploi au Québec sur le réseau de Pôle emploi international. Madame Yolande James, et le secrétaire d’État chargé de l’emploi auprès de la ministre de l’Économie de l’Industrie et de l’Emploi de la France, Laurent Wauquiez, ont convenu par la signature d’une déclaration commune, d’entreprendre les démarches nécessaires pour conclure un partenariat entre le Québec et le réseau spécialisé de Pôle emploi international. Cette entente a pour objectif  d’établir un cadre permanent de collaboration permettant aux employeurs du Québec de proposer, par le Pôle emploi international, leurs offres d’emploi aux candidats de nationalité française, aux ressortissants de l’espace économique européen et aux étrangers en situation régulière en France.

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Fiscalité de l’immigrant francais qui arrive au Québec

Posté par Armelle Rossetti le septembre 22, 2009

Le statut fiscal : en matière de fiscalité, c’est la notion de résidence fiscale qui rentre en jeu. Quand une personne quitte la France, elle devient non-résident fiscal et doit se feuille impotssoumettre au régime fiscal du pays dans lequel elle va s’installer. Si l’immigrant conserve un compte bancaire en France, il doit fournir à sa banque un justificatif de domicile fiscal à l’étranger, c’est-à-dire : une attestation de résidence ou un formulaire « RFA » si le pays d’accueil est lié par une convention internationale avec la France (ce qui est le cas du Québec par exemple).

Les conventions fiscales :  la France a signé des conventions bilatérales avec  le Québec , ce qui permet d’éviter la double imposition (Pour plus d’information : vous pouvez consulter la convention).

Quelles sont les formalités de départ à effectuer depuis la France :

Vous devez prendre rendez-vous au centre des impôts pour signaler votre départ de France et donner votre nouvelle adresse et solder vos impôts avant de partir (vous obtiendrez votre “quitus fiscal”).

Votre déménagement à l’étranger entraîne le paiement immédiat des impôts dus, à la trésorerie du domicile que vous quittez. Il s’agit notamment de l’impôt sur les revenus perçus l’année précédant le départ. En cas de problème financier, vous pouvez toujours négocier un plan de règlement de l’impôt avec le fisc :o ).

Si, après votre  départ, vous avez encore des revenus français à déclarer (ex: la location d’un bien immobilier) vous devez remplir votre déclaration d’impôt et vous en acquitter sur le site du service des impôts. Vous devez  faire votre déclaration l’année suivant le départ à la date habituelle à savoir le 31 mai.

L’année de l’immigration : dès que vous quittez votre domicile français, votre dossier fiscal est transféré au Centre des impôts des non-résidents. C’est désormais cet organisme qui va gérer toutes les questions fiscales.  L’année de votre installation, si vous percevez encore des revenus français, vous serez imposé en France sur : l’ensemble des revenus perçus du 1er janvier à la date de l’arrivée, les revenus de source française perçus après l’arrivée. La déclaration et le paiement se font en ligne sur le site Internet de la direction des impôts : www.impôt.gouv.fr.

L’immigrant sera  également imposable au Québec, pour tous les revenus perçus depuis son installation ( voir site du Ministère du Revenu et site de l’ Agence revenu Canada).  Les années suivantes l’immigrant devient, ensuite, un contribuable québécois : vous allez devoir faire deux déclarations d’impôt, l’une au Gouvernement fédéral, l’autre au Gouvernement provincial au 30 avril de l’année suivante. Comme les impôts sur le revenu sont retenus à la source sur les payes, si vous en avez payé en trop, vous recevrez un remboursement des deux palliers gouvernementaux.

Que faire de vos placements existants en France ?

Certains placements ne sont plus  autorisés aux non-résidents. Ils devront donc  être fermés (C’est le cas du livret d’Épargne Populaire ou d’un Plan d’Epargne en Actions). D’autres peuvent être conservés (le Livret A, le Codevi, le Plan ou le Compte Épargne Logement, les comptes sur livret, comptes à terme, Sicav,…). De même, pour l’immobilier, les avantages fiscaux spécifiques liés à vos locations ne subissent aucune modification après un départ à l’étranger. Si vous vendez votre bien immobilier, vous serez assujetti à l’impôt sur la plus-value.

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