Posté par Francis Bélime le novembre 12, 2009
Le Québec a récolté la plus grande part des investissements réalisés au Canada au cours de derniers mois mais dans un contexte de ralentissement généralisé, cette nouvelle n’est pas
porteuse d’espoir.
En effet, au cours du troisième trimestre (T3) de l’année 2009, l’investissement canadien en capital de risque a diminué de 51 % par rapport au même trimestre l’an passé, poursuivant le vaste ralentissement connu depuis le début de 2008 à l’échelle des marchés nord‑américains et mondiaux. Au total, c’est un montant de 191 M$ qui a été investi au pays (dans 97 entreprises), le niveau le plus bas obtenu au cours d’un trimestre depuis près de quatorze ans.
Cette diminution des activités en capital de risque a été ressentie dans l’ensemble des provinces canadiennes actives dans l’industrie et provoque des difficultés accrues dans le démarrage d’entreprises qui se trouvent à retarder leurs projets ou à trouver des alternatives pour développer leur modèle d’affaires sur de nouvelles bases.
Pour en savoir plus, lire la publication du MDEIE (Ministère du dévelopement économique, de l’innovation et de l’exportation du Québec) : bulletin de l’industrie du Capital de risque
Publié dans Financement, Tendances, Économie | Taggé: Financement, Québec, Start-up | Laisser un commentaire »
Posté par Armelle Rossetti le mars 25, 2009
Le gouvernement du Québec pour soutenir la création d’entreprises technologiques bonifie, à l’occasion du nouveau budget, son soutien aux entreprises par les mesures suivantes :
1. Un montant de 125 millions de dollars pour la création de fonds d’amorçage :
Depuis l’éclatement de la bulle technologique, les investisseurs privés de capital de risque ont davantage concentré leurs investissements vers les entreprises en stade de développement plus avancé. À cause de l’incertitude liée au succès des projets d’entreprises technologiques, le financement d’amorçage est perçu comme étant très risqué par les institutions financières c’est pourquoi le gouvernement participera à la mise sur pied de trois fonds d’amorçage.
Le gouvernement versera, par l’entremise d’ Investissement Québec, une contribution de 50 millions de dollars pour la mise sur pied de trois fonds d’amorçage avec pour principe : 2 $ de contribution du gouvernement pour 1 $ de contribution du secteur privé.
Ces fonds ont pour mission exclusive d’investir dans l’amorçage d’entreprises technologiques basées au Québec. Les secteurs technologiques visés seront les technologies de l’information et des communications, les sciences de la vie et autres technologies.
2. Un montant de 825 millions de dollars pour le financement de fonds de capital de risque :
De par la nature risquée et le degré de spécialisation de leurs activités, les entreprises technologiques à forte valeur ajoutée se voient dans l’impossibilité de combler leurs besoins en capitaux par l’entremise des véhicules de financement traditionnels. Le capital de risque devient alors essentiel au financement de la croissance des entreprises technologiques émergentes. Afin de poursuivre le développement de l’industrie du capital de risque et d’assurer ainsi un financement adéquat aux entreprises technologiques émergentes du Québec, le gouvernement annonce la création d’un fonds pour financer des fonds sectoriels d’une capitalisation initiale de 700 millions de dollars.
La participation du gouvernement du Québec s’élèvera à 200 millions de dollars et se fera par l’entremise d’ Investissement Québec. Celle de ses deux partenaires, le Fonds de solidarité FTQ, et la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), s’élèvera à 250 millions de dollars chacun. Le fonds investira dans 15 à 20 fonds sectoriels de capital de risque. Les secteurs technologiques visés seront les technologies de l’information et des communications, les sciences de la vie, les technologies propres et les autres technologies.
3. L’instauration d’un congé fiscal favorisant la commercialisation d’une propriété intellectuelle.
Le gouvernement consacre annuellement des sommes considérables aux activités de recherche et développement effectuées dans le secteur de l’enseignement supérieur. Afin d’augmenter le nombre d’entreprises dérivées de la recherche, le gouvernement met en place un congé fiscal de dix ans applicable à l’encontre de l’impôt sur le revenu des sociétés.
Ce congé vise à supporter des nouvelles entreprises devant commercialiser une propriété intellectuelle, tel un brevet, mise au point par une université ou un centre de recherche public admissible du Québec. Ainsi, une société admissible sera exonérée de l’impôt sur le revenu des sociétés sur la vente de biens découlant d’une propriété intellectuelle. Les activités de commercialisation admissibles comprennent notamment la fabrication de produits découlant de la propriété intellectuelle et la mise en marché des produits développés.
Espérons que ces annonces se traduiront rapidement par des initiatives qui viendront supporter la création de nouvelles entreprises technologiques et combleront le déficit constaté depuis quelques années en raison de la raréfaction des investissements en démarrage.
Publié dans Financement, Économie | Taggé: budget, Financement, Québec, Technologie | Laisser un commentaire »
Posté par Francis Bélime le novembre 10, 2008
J’ai cherché longtemps et retourné plusieurs fois dans ma tête l’orientation que je donnerais à la maxime du mois d’un Novembre 2008 marqué par une crise financière sans précédent, la bonne surprise de l’élection d’Obama (premier afro-américain élu à la présidence des Etats-Unis) et la déroute des constructeurs automobiles américains. Et ce n’est finalement pas un homme d’affaires mais un homme de lettres, Montesquieu (1689-1755), qui m’a inspiré une solution :
“La plupart des gens, séduits par les apparences, se laissent prendre aux appâts trompeurs d’une basse et servile complaisance; ils confondent le chant des Sirènes avec celui des Muses“.
Voici comment on devait traduire, au 18ième siècle, l’imprudence et la facilité qui font céder, sans prendre garde, aux gains trop rapides et trop faciles. A bien regarder l’histoire récente de l’industrie automobile américaine et l’approche capitalistique extrême des banques d’affaires et autres “hedge funds” américains, la maxime de Montesquieu se révêle presque d’actualité. En fait, on pourrait aussi la rendre plus contemporaine et la traduire par “…à trop vouloir gagner, on finit par tout perdre…”.
Pour finir sur une note optimiste (c’est mon tempérament naturel), soyons convaincu que le nouveau président Obama, bien que confronté à une immense tâche et voué à réussir tant il a suscité d’espoir dans son pays et au sein de la communauté internationale, évitera de céder aux apparences et continuera dans sa voie : celle de suivre la bonne Muse qui a du, un jour, se poser sur son berceau !
Publié dans Culture d'affaires, Économie | Taggé: Financement | 2 Commentaires »
Posté par Francis Bélime le août 30, 2008
Alors qu’on nous annonce quotidiennement que l’économie des pays occidentaux flirte dangereusement avec une probable récession (le Japon est déjà entré dans ce processus), un très bon article du journal les Affaires écrit par René Vezina, nous apprend que le captial de risque est en panne au Québec et notamment pour le financement de jeunes entreprises en démarrage. Le constat et les chiffres, publiés par Réseau Capital (Regroupement des organismes et intervenants du Capital Risque) sont à ce titre éloquents :
- pour la première fois, aucun investissement ne s’est fait dans une start-up ou une entreprise en pré-démarrage au cours du second trimestre 2008 au Québec ! un ZERO pointé
- les sommes totales investies au Québec cours de la même période, quelque soit la nature de l’entreprise, ont plongé de 153 M$ en 2007 à 68 M$ en 2008
Est-ce une réelle surprise ou la confirmation d’une tendance engagée depuis plusieurs années ? Et la tendance est t-elle lourde ou passagère ?
Je pencherai de mon côté pour une tendance réelle et durable tant il est aujourd’hui difficile, même avec de très bons projets de trouver du soutien financier. Les jeunes compagnies se font systématiquement dire par les capitaux risqueurs de revenir les voir lorsque les produits seront développés, que les premiers gros clients seront là et que la situation financière sera saine. Défi normal pour toute entreprise qui veut réussir, soit. Mais énorme challenge lorsque cette entreprise démarre. On n’a pas de bon produit et encore moins de bons clients si on n’a pas de moyens de faire du développement et une commercialisation efficace. Le financement n’est pas une fin en soi mais il est reconnu qu’une entreprise technologique a peu de chance de réussir sans un bon financement de départ.
Autant résumer la situation par une grande frilosité de ceux qui possèdent l’argent. On ne parle plus aujourd’hui de Capital de risque mais de capital sans risque. Est-ce comme çà que nous allons préparer la relève ? Est-ce qu’une attitude si frileuse répond à l’impérieuse nécessité d’être économiquement compétitifs face à la concurence croissante des pays émergents ?
Il me semble que la question doit devenir une priorité nationale. On ne peut préparer l’avenir sans avoir une relève forte, sans structurer un réseau d’entreprises performantes et innovantes, sans aider nos jeunes entrepreneurs à poursuivre leurs rêves d’entreprendre. Il devient fondamental de reconsidérer le lien entre une génération des Baby boomers, qui a réussi dans un contexte économique favorable, et une nouvelle génération qui arrive dans une conjoncture bien plus difficile parce que mondialisée et en déficit de croissance. Que l’argent disponible chez les uns serve en partie à supporter les autres. Cet investissement sera rentable pour tous car toutes les générations seront concernées par la capacité du Québec a conserver sa place dans le concert mondial des nations économiquement prospères.
Publié dans Création entreprise | Taggé: Financement | 4 Commentaires »
Posté par Francis Bélime le avril 20, 2008
La période actuelle n’est pas la plus propice au Québec pour le financement de compagnies technologiques en démarrage. Il existe cependant quelques intitiatives qui méritent d’être mentionnées tel le nouveau fonds d’aide à l’amorçage récemment lancé par le Ministère du Développement Économique (MDEIE).
Celui-ci offre jusqu’à 300 000 $ en subvention non remboursable (et jusqu’à un maximum de 50% du coût du projet) pour aider les start-up démarrant sur la base d’une innovation technologique issue de centres de recherche universitaires ou privés. L’aide couvre principalement la structuration d’une équipe de gestion expérimentée et les efforts pour réaliser une première ronde de financement auprès d’investisseurs ou de fonds de capital de risque.
Pour en savoir plus : www.mdeie.gouv.qc.ca/index.php?id=369&no_cache=1&tx_igaffichagepages_pi1%5Bpid%5D=4318
Publié dans Création entreprise | Taggé: Financement, Start-up | Laisser un commentaire »