Immigration au Québec : Les difficultés d’insertion rencontrées par les immigrants du Maghreb
Posté par Armelle Rossetti le mars 29, 2009
Le taux de chômage des immigrants Maghrebins au Québec est plus important que dans d’autres populations d’immigrants. Pourtant les statistiques démontrent que ces immigrants sont éduqués et diplômés et ont une trés bonne connaissance du français. De plus, ils ont été sélectionnés sur la base des qualités requises pour trouver un emploi.
Alors comment expliquer cette situation ?
Une étude l’Institut de recherche en politiques publiques (IRPP) “Les difficultés d’insertion en emploi des immigrants du Maghreb au Québec” : une question de perspective” de Annick Lenoir-Achdjian, Sébastien Arcand, Denise Helly, Isabelle Drainville et Michèle Vatz Laaroussi vient de paraitre. Les auteurs ont rencontré des chercheurs d’emploi maghrébins et des intervenants en emploi. L’analyse fait ressortir trois zones de convergence dans ce que les uns et les autres font de la situation.
La première est reliée au fait que les immigrants ont de la difficulté à faire reconnaître leurs acquis : la scolarité et l’expérience de travail obtenues à l’étranger sont faiblement reconnues par les employeurs. La deuxième tient à des faiblesses des Maghrébins relativement à des aspects importants pour le marché de l’emploi québécois : méconnaissance de l’anglais, manque d’expérience de travail canadienne, absence d’un réseau professionnel et finalement difficulté de répondre rapidement aux conditions requises par les ordres professionnels. La troisième tient au fait que les employeurs font parfois preuve de discrimination.
Les immigrants indiquent clairement que leur attentes (améliorer rapidement leurs conditions de vie et leur situation professionnelle) conditionnent les perceptions qu’ils ont des démarches à faire et des difficultés qu’ils éprouvent. Les Maghrébins considèrent qu’ils ont droit à un emploi et à un accompagnement individualisé, puisqu’ils ont été sélectionnés selon des critères liés à leurs compétences. Ils ne s’interrogent donc pas sur ce qu’eux-mêmes pourraient faire pour intégrer le marché de l’emploi ; ils questionnent plutôt les critères à partir desquels ils ont été sélectionnés, le type d’aide qu’ils reçoivent et l’attitude des employeurs.
Dans le cas des intervenants en insertion en emploi, le filtre d’interprétation est basé sur une approche d’intervention selon laquelle les chercheurs d’emploi peuvent et doivent agir de façon autonome. Ils considèrent plutôt les immigrants sur le même pied que les autres chercheurs d’emploi et estiment qu’ils sont les premiers responsables des démarches à faire. Ils pensent que ce sont certaines caractéristiques propres aux Maghrébins qui expliquent leurs difficultés : leurs attentes irréalistes, la nécessaire mise à niveau de leur formation, leur manque d’expérience canadienne et leurs exigences liées à leur culture et à leurs pratiques religieuses.
Le problème est donc plus complexe qu’il ne parait, comme tout ce qui touche au sujet de l’immigration. Pour avoir plus d’explications, vous pouvez télécharger le document : www.irpp.org/fr/index.htm
jeff-TVQC a dit
Au Québec ce n’est pas pire que ailleurs même que c’est dans une juste mesure beaucoup moins pire!
je demanderais aux immigrés qui trouve ça difficile de s’intégrer ou de trouver du boulot au Canada d’aller faire un tour en Russie ou États-unis!!
Pour toute immigrés qu’elle qu’ils soient la difficulté a l’intégration et de l’insertion dans le milieux du travail font partie du processus et ce dans tout les pays dans le monde!!
Armelle Rossetti a dit
C’est sûr qu’il est difficile pour n’importe quel immigrant et dans tous les pays du monde de s’intégrer dans un nouveau pays car c’est un changement radical et une remise en cause de tout ce que l’on a appris auparavant et même si on parle la même langue…. le temps et le changement profond de l’individu dans un nouvel environnement est nécessaire et le processus d’intégration doit se réaliser par étapes.
Il est aussi vrai que l’intégration au Québec et certainement plus facile que dans certains pays. Il n’en reste pas moins qu’il y a encore du chemin à faire de part et d’autre pour mieux se comprendre et favoriser cette immigration dont le Québec a besoin. Et comme l’un des objectifs de ce blog est de contribuer à faciliter le processus d’immigration, nous souhaitons porter ce type de documents et d’études à la connaissance de tous.
Tanait hafid a dit
Bjr;
Je un enseignant à la formation profesionnelle algérien, informaticien(bac+5).Actuellement j’ai eu le CSQ et je suis entrain de préparer mon visa avec ma petite famille en quebec. Je demande s’il est possible de m’orienter au secteur le plus récruté à montrél. et merci d’avance.
Armelle Rossetti a dit
Bonjour,
Pour l’enseignement :
dans le public, vous allez devoir passer un diplome d’enseignement à l’université.
dans le privé, vous pourrez postuler dans des centres de formation comme Multihexa : http://www.multihexa.ca/
Mais vous pouvez également aller travailler en entreprise comme informaticien. Il y a pénurie de main d’oeuvre dans ce secteur. Voir le site http://1888mevoila.com/fr/chercheurs/emplois.html
Cordialement.
Mohamed a dit
Bonjour,
J’ai un Bac+5 en genie mecanique, réssament j’ai obtenu mon CSQ et celui de ma famille.Je compte m’y installer au quebec. J’ai une bonne expérience professionel dans le domaine du forage des puits de gas et de pétrole. Merci de m’orienter et merci d’avance.